Catégorie : Chemins intérieurs

  • Quand changer de cap ouvre une autre porte

    Quand changer de cap ouvre une autre porte

    Il y a des jours où la vie nous emmène exactement là où nous devons être… même si, au départ, on avait prévu tout autre chose .

    “Je ne savais pas encore que cette journée allait m’offrir une rencontre inattendue.”

    Nous avions décidé, il y a quelques mois, d’aller au bord de la mer pour le week-end du 1er mai. Un besoin d’air, d’horizon, de mouvement.

    Et puis, la réalité nous a doucement rattrapés. Le prix du carburant, le quotidien… Alors nous avons choisi de rester. Un choix simple, presque banal.

    Et pourtant…

    Quelques jours plus tôt, jeudi, chez une cliente, une conversation s’ouvre autour de la Grappe de Cyrano, à une trentaine de kilomètres à peine.

    Comme une évidence déposée là, sans bruit.

    Alors on décide de ne pas aller chercher loin ce qui existe déjà tout près. De remplacer les 300 kilomètres par 30. De remplacer “ailleurs” par “ici”. Et de vivre, pleinement.

    Ressentir… comme si c’était nous

    Nous sommes arrivés en avance. Une place parfaite, juste devant les bosses.

    Et là… quelque chose se passe.

    Les motos s’élancent. Les corps se tendent. Les machines décollent. Des sauts, jusqu’à 25 mètres de long.

    Mais ce n’était pas seulement un spectacle. C’était une expérience.

    Parce que dans les premiers passages, ce n’était pas eux… c’était moi. Je sentais l’élan, la peur, l’adrénaline. Comme si mon corps traversait l’air avec eux. Comme si mon cœur ne faisait plus de différence entre “regarder” et “vivre”.

    Et je me suis rappelé quelque chose d’essentiel : nous ne sommes pas spectateurs de la vie. Nous sommes traversés par elle.

    Notre corps sait.

    Notre cœur ressent.

    Même à distance.

    Une rencontre inattendue

    Et puis, au milieu de cette intensité… je me retourne.

    Et je le vois.

    Un ancien client. Une personne que je reconnais immédiatement. Et avec lui, tout un pan de vie revient.

    Dix années,Dix années à accompagner, à comprendre, à ajuster. Dix ans à travailler ensemble pour aider des chiens cabossés par la vie.

    Mais surtout… une famille hors du commun.

    Hommage à ceux qui donnent sans compter

    Je voudrais prendre un instant ici pour leur rendre hommage.

    Parce que certaines personnes ne font pas “juste leur métier”. Elles incarnent quelque chose de plus grand.

    Monsieur et Madame étaient médecins. Ils ont sauvé des humains. Mais ils ne se sont pas arrêtés là.

    Ils ont aussi sauvé des vies animales. Beaucoup.

    Des chevaux, arrachés à l’abattoir, des chiens, promis à l’euthanasie. Des chats, des dizaines, recueillis, soignés, aimés.

    Sans compter. Sans calculer. Juste parce que c’était juste.

    J’ai eu la chance d’intervenir chez eux. D’apporter ma pierre. Et eux… ils faisaient le reste.

    Avec une générosité rare. Une implication totale. Un amour profond du vivant.

    Plusieurs chapitres de mon livre Là où les chiens m’ont conduite portent l’empreinte de leurs chiens. Des chiens que nous avons accompagnés ensemble, qui ont traversé des épreuves, et qui, chacun à leur manière, ont contribué à faire de moi la professionnelle que je suis aujourd’hui.

    J’ai adopté un de leurs chats. Nous en avons fait adopter d’autres ensemble. Et aujourd’hui encore, je pense à eux, souvent. Avec respect, avec gratitude, avec affection.

    Ce que la vie nous murmure

    Ce jour-là, je n’étais pas au bord de la mer.

    Et pourtant, j’ai ressenti une vague. Une vague d’émotions, de souvenirs, de reconnexion.

    Comme si la vie me disait : tu n’as pas besoin d’aller loin pour vivre quelque chose de grand. Regarde autour de toi… tout est déjà là. Et n’oublie pas ceux qui ont marqué ton chemin.

    Parce que ce n’était pas un hasard. Ni le changement de plan, ni l’événement et encore moins, la rencontre inattendue.

    C’était un enchaînement. Une suite logique invisible. Une synchronicité.

    En premier lieu, si au lieu de chercher toujours plus loin… on apprenait à voir ce qui est déjà là ?

    Et si chaque changement de plan n’était pas une contrainte… mais une redirection ?

    Et si chaque rencontre n’était pas un hasard… mais un rappel ?

    Ce jour-là, je ne suis pas allée à la mer. Mais je me suis reconnectée au vivant, à l’émotion, à la mémoire, à la gratitude.

    Et ça… ça n’a pas de prix.


    J’ai choisi d’y croire.

  • Fleurs de Bach pour les animaux : un chemin intérieur vers la transmission

    Fleurs de Bach pour les animaux : un chemin intérieur vers la transmission

    Ces derniers jours, quelque chose a bougé en moi.… et cela m’amène aujourd’hui à transmettre autrement, notamment autour des fleurs de Bach pour les animaux.

    Un week-end de formation, des échanges, des prises de conscience… et cette sensation étrange d’être à la fois exactement à ma place, et en train de quitter une ancienne version de moi-même.

    Pendant longtemps, j’ai associé la reconnaissance à l’action.
    Faire. Réussir. Être à la hauteur.

    Avec les chiens, notamment.
    C’est là que tout a commencé pour moi. C’est là que j’ai appris, très jeune, à “bien faire”. Peut-être aussi à être reconnue.

    Aragorn et Euil de Nuit en 2009

    D’ailleurs, c’est tout un chemin que je raconte dans mon livre « Là où les chiens m’ont conduite« , où je reviens sur ces années qui m’ont construite… et sur ce que les chiens m’ont appris, bien au-delà de l’éducation.

    Et aujourd’hui, je me rends compte que quelque chose est en train de se transformer.

    Je continue d’accompagner, bien sûr.
    Je continue d’observer, de ressentir, de comprendre.
    Mais il y a autre chose qui émerge. Quelque chose de plus subtil, de plus intérieur.

    Dans mon travail avec les animaux, je vois depuis longtemps à quel point leurs comportements sont liés à leurs émotions.
    Un chien qui s’agite, un chat qui marque, un animal qui s’isole… ce ne sont pas “juste” des comportements. Ce sont des messages.

    Tranquille le scottish fold

    Fleurs de Bach pour les animaux : une approche sensible des émotions

    Et parmi les outils que j’utilise depuis des années, il y en a un qui me touche particulièrement : les Fleurs de Bach.

    Parce qu’elles permettent d’accompagner ces états émotionnels avec douceur, elles respectent le rythme de l’animal et parce qu’elles viennent soutenir sans contraindre.

    Je les utilise avec les chiens, avec les chats… et à chaque fois, je suis touchée par la justesse de ce qu’elles révèlent.

    Alors peut-être que tout ce chemin m’amène simplement là.

    À transmettre.

    Pas de manière parfaite.
    Pas en ayant réponse à tout.
    Mais en partageant ce que je vois, ce que je ressens, ce que j’ai expérimenté.

    C’est dans cet esprit que je proposerai une première journée :

    Fleurs de Bach & animaux — comprendre, ressentir, accompagner

    📅 Le 04 juillet

    Une journée pour apprendre à observer autrement, à faire le lien entre émotions et comportements, et à utiliser concrètement les Fleurs de Bach avec les animaux.

    Ce sera simple. Pratique. Vivant.

    Et si cela résonne pour vous, vous pouvez me contacter pour en savoir plus ou réserver votre place.

    Peut-être que ce n’est qu’une étape de plus dans mon chemin.
    Mais aujourd’hui, elle me semble juste.

    Et au fond, tout ce que je transmets aujourd’hui… prend racine dans ce que j’ai vécu hier.

    J’ai choisi d’y croire.

  • Revenir à soi, sans effort

    Revenir à soi, sans effort

    Il y a des moments dans une vie où il ne se passe rien d’extraordinaire…
    et pourtant, tout change.

    Ces derniers jours, j’ai vécu quelque chose de difficile à expliquer avec des mots.
    Quelque chose de doux. De profond. De presque invisible…
    comme un retour à l’essentiel, une manière de revenir à soi, sans même le chercher, mais qui transforme tout.

    Revenir à soi : un basculement intérieur inattendu

    Je suis partie quelques jours dans des lieux chargés de silence, de présence, comme le Mont-Saint-Michel,
    et d’autres espaces propices au recueillement.

    Je n’y allais pas pour chercher quelque chose de précis.
    Et pourtant… quelque chose m’y attendait.

    À certains moments, simplement assise, présente…
    il s’est passé quelque chose de particulier.

    Comme un état entre veille et sommeil.
    Entre conscience et rêve.

    Je n’étais plus tout à fait dans le mental…
    mais pas complètement ailleurs non plus.

    Et dans cet espace-là… des images sont venues.

    Un gouvernail qui tourne.
    Des vagues. Des rochers. Puis l’eau… vaste, vivante.

    Comme immergée dans une autre perception,
    presque comme un rêve éveillé.

    Et au cœur de cet espace, une sensation très claire :

    lâcher le contrôle,
    faire confiance,
    se laisser porter,

    Sans passer par la réflexion.

    C’est souvent dans ces états-là, justement, que l’on commence à revenir à soi, sans même s’en rendre compte.

    Dans ces lieux, il y a du mouvement.
    Des gens, des pas, des regards.

    Et pourtant… un silence s’installe.

    Pas autour.
    À l’intérieur.

    Peu à peu.

    Je n’étais plus dans la recherche.
    Je n’étais plus dans l’attente.

    J’étais simplement là.

    Et dans cette présence, quelque chose s’apaisait.
    Comme si revenir à soi ne demandait finalement aucun effort.

    Quand rentrer chez soi prend un autre sens

    Et puis je suis rentrée chez moi.

    Et immédiatement, je l’ai ressenti :

    “Je suis tellement heureuse d’être chez moi”

    Mais ce n’était pas seulement la maison.

    C’était… moi.

    Comme si ce chemin extérieur m’avait permis, en réalité,
    de revenir à moi intérieurement.

    A mon arrivée, mes animaux ont réagi… Pas comme d’habitude.

    Un léger décalage.
    Comme s’ils percevaient un changement.

    Quand on vit avec eux, on le sait :
    ils ne réagissent pas à ce que l’on montre,
    ils réagissent à ce que l’on est.

    Puis ils sont revenus.
    Rapidement.
    Ils se sont rapprochés.

    Comme s’ils s’ajustaient à quelque chose de nouveau.

    Le lendemain matin, en me levant,
    un merle est venu se poser devant ma fenêtre.

    Un instant simple.
    Mais profondément juste.

    Comme un accueil.

    Comme si le vivant venait simplement confirmer :
    quelque chose s’est ouvert.

    Un peu plus tard, en sortant,
    un Faucon crécerelle était là, posé sur son fil.

    Immobile.
    Présent.
    Précis.

    Il ne faisait rien.

    Il observait.

    Et dans cette simple présence… il y avait tout.

    Pas de précipitation.
    Pas d’effort.
    Juste la justesse du moment.

    Parfois, le vivant s’exprime là où on ne l’attend pas.
    Dans un trait, dans une couleur, dans un regard dessiné sans réfléchir.

    Merci Enola

    Cet œil… dessiner par ma nièce, c’est peut-être simplement un rappel.
    Celui de voir autrement.
    De ressentir au-delà.
    De revenir à soi, sans effort.

    Quand les rêves prolongent le chemin

    Cette nuit-là, les rêves ont prolongé ce que j’avais vécu.

    Un chien qui court derrière une voiture, jusqu’à l’épuisement,
    jusqu’à ce que le rythme ralentisse enfin et qu’il puisse monter.

    Puis un jeu où l’on cherche à gagner, à tricher,
    avant de comprendre qu’il faut jouer ensemble.

    Une maison belle en apparence… mais mal adaptée.

    Et au milieu de tout cela… un piano.

    Un son pur.
    Clair comme de l’eau.
    Léger. Vibrant.

    Comme une fréquence que le corps reconnaît immédiatement.

    Puis un autre rêve.

    Deux espaces.

    Je prépare le mien, avec soin.
    Et la vie me déplace.

    Sur le moment, cela me surprend.

    Et puis… je découvre autre chose.

    Un espace plus simple.
    Plus naturel.

    Et finalement… je suis bien.

    Parce que je n’ai plus besoin de tenir. Ni de contrôler.

    Juste d’être.

    Je crois que ce que j’ai vécu… ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel.

    C’est quelque chose de profondément humain.

    Un retour… À soi.
    Au corps.
    À une forme de simplicité oubliée.

    Moins dans le faire.
    Moins dans l’effort.

    Plus dans la présence, dans l’observation, dans la sensation.

    Et peut-être que revenir à soi n’est pas quelque chose à apprendre…
    mais simplement à se rappeler.

    Si je devais mettre des mots sur ce que je ressens aujourd’hui :

    clair comme de l’eau
    léger
    vibrant

    Et peut-être que cet état n’est pas à atteindre…

    mais simplement à laisser émerger.

    J’ai choisi d’y croire.

  • Premières ventes de mon livre : une émotion inattendue

    Ce week-end et encore aujourd’hui, j’ai vécu les premières ventes de mon livre : Là où les chiens m’ont conduite.

    Quelques exemplaires.

    Et pourtant, ce n’est pas “juste” quelques ventes.

    C’est quelque chose de beaucoup plus profond qui s’est passé à l’intérieur de moi.

    Parce que ce livre, je ne l’ai pas écrit en quelques semaines.

    Je l’ai porté pendant deux ans.

    Deux ans de réflexions, de souvenirs, d’émotions, à revisiter mon parcours, les chiens qui ont croisé ma route, les histoires qui m’ont construite, transformée, parfois bouleversée.

    Deux années à essayer de mettre des mots sur quelque chose qui, au départ, ne s’explique pas vraiment. Ce lien entre l’humain et l’animal. Cette sagesse animale que j’essaie aujourd’hui de transmettre.

    Alors forcément, quand quelqu’un achète ce livre, ce n’est pas un simple achat.

    C’est une rencontre.

    Et je me suis surprise à ressentir quelque chose de très simple, mais très fort.

    De la gratitude.

    Pas pour ce que ça pourrait amener ensuite. Pas pour imaginer “et si…” ou “peut-être que…”

    Juste pour ce qui est.

    Parce qu’à cet instant précis, quelque part, une personne a choisi de me lire. De me faire confiance. De prendre un morceau de mon histoire entre ses mains.

    Et ça, ça n’a pas de prix.

    Et si j’arrêtais de faire des suppositions

    J’ai aussi observé mon mental, bien sûr.

    Celui qui commence à imaginer la suite. Qui se demande si ces personnes en parleront autour d’elles, si d’autres livres seront offerts, si ça va grandir…

    Et là, j’ai souri.

    Parce que, comme le dit quelqu’un que je connais bien…, on ne fait pas de suppositions…

    Bon… disons qu’on essaie.

    Parce que clairement, le mental, lui, il adore faire des films. Et souvent, il a déjà écrit la suite avant même qu’on ait fini le premier chapitre.

    Mais cette fois, j’ai choisi de revenir à quelque chose de plus simple.

    Aujourd’hui, quelques livres ont trouvé leur chemin. Et ces premières ventes de mon livre représentent déjà énormément pour moi.

    Et c’est déjà beaucoup.

    En conclusion,j’ai envie de dire merci.

    Je suis reconnaissante envers celles et ceux qui ont acheté mon livre ces jours-ci. Merci pour votre confiance. Merci pour votre curiosité, pour avoir ouvert cette porte.

    Et moi, je reste là.

    Dans cette joie tranquille. Dans cette reconnaissance sincère,sans attendre la suite, mais en restant ouverte à ce qu’elle sera.

    Parce que, comme toujours avec le vivant, les choses se font au bon moment.

    J’ai choisi d’y croire.

  • Et si nos chats nous apprenaient à vivre dans l’instant présent ?

    Et si nos chats nous apprenaient à vivre dans l’instant présent ?

    Jivago

    L’intelligence émotionnelle des chats se révèle souvent dans des moments très simples…

    Ce matin-là, sans le savoir, j’allais être ramenée à quelque chose d’essentiel : l’instant présent.

    Je suis assise à ma table, dans ce moment suspendu entre la nuit et le jour, là où tout est encore calme.

    Et puis, sans prévenir, il arrive.

    Jivago.
    Le papa de Mirabelle.

    Il saute doucement, s’installe à côté de moi

    Ne fait pas de bruit.
    Ne réclame pas.

    Il s’assoit.
    Il me regarde.
    Et il attend.

    Je souris.

    Parce que je sais.

    Jivago ne vient pas par hasard.
    Il ne vient pas à heure fixe.

    Il vient quand il en ressent le besoin.

    👉 Il vient pour son médicament.

    Je prends son petit traitement (Coryzalia), je lui donne, je pose ma main sur lui quelques secondes.

    Et il repart.

    Simplement.

    Sans agitation.
    Sans insistance.

    Comme quelqu’un qui est parfaitement à l’écoute de lui-même.

    Il ne parle pas… mais il ressent

    Jivago n’a jamais appris à “demander”.

    Et pourtant, il sait.

    Il ne suit pas une horloge.
    Il ne suit pas une règle.

    Il suit son corps.

    Quand il en a besoin, il vient.
    Quand il n’en a pas besoin, il vit sa vie.

    Il sait aussi demander de l’eau quand il en manque.
    Il sait demander la pâtée.
    Il sait venir chercher un contact.

    Toujours de la même manière :

    il s’assoit, il regarde, il attend.

    Sans stress.
    Sans débordement.

    Juste une présence posée.

    Et là encore, je me dis…

    Combien d’entre nous savent encore s’écouter à ce point-là ?

    Les chats vivent là où nous avons du mal à rester

    Les chats ne vivent pas dans le passé.
    Ils ne vivent pas dans le futur.

    Ils vivent dans l’instant présent.

    Complètement.

    Ils ne se racontent pas d’histoire.
    Ils ne s’anticipent pas.
    Ils ne se projettent pas.

    Ils ressentent ce qui est là.
    Et ils s’y ajustent.

    C’est pour ça que leur intelligence émotionnelle est si juste.

    Parce qu’elle n’est pas brouillée par le mental.

    Elle est directe.

    Et puis il y a Kitchen

    Kitchen, c’est une autre histoire.

    Une petite chatte abîmée.
    Méfiante. Sur la retenue.

    Avec elle, rien n’est jamais acquis.

    Alors quand je la vois, ce matin-là, faire des allers-retours à la litière, quand je vois ces spasmes, cette gêne, je comprends que quelque chose ne va pas.

    J’appelle le vétérinaire.
    Rendez-vous à 18h.

    Il est encore tôt.

    Et dans cet espace entre deux, je choisis simplement d’être là avec elle.

    Présente.
    Disponible.
    Sans chercher à forcer quoi que ce soit.

    Je m’installe, et je lui propose un moment d’harmonisation.

    Un moment simple.
    Un moment où je me rends totalement disponible à ce qu’elle vit.

    Le moment où elle choisit

    Et là, quelque chose d’inattendu se produit.

    Kitchen s’approche.

    Doucement.
    Prudemment.

    Mais elle vient.

    Elle ne fuit pas.
    Elle ne se cache pas.

    Elle reste.

    Je pose ma main sur elle.

    Et pendant ce moment d’harmonisation, elle se détend.

    Elle accepte.
    Elle relâche.

    Comme si, pour la première fois, elle me disait :

    d’accord… je peux lâcher un peu.

    Un peu plus tard, je vois un premier signe.

    Un peu d’urine dans la litière.

    Quelque chose s’est débloqué.

    Chez le vétérinaire, la confirmation tombe :

    sa vessie est normale.

    On parle hydratation.
    On parle territoire.

    Je sais déjà.

    Je sais que son corps parlait.

    Le lendemain, elle n’est plus la même

    Le lendemain matin, Kitchen revient vers moi.

    Mais autrement.

    Son regard est différent.
    Sa posture aussi.

    Il y a moins de distance.
    Plus de douceur.
    Plus de confiance.

    Comme si elle avait intégré :

    tu es quelqu’un de sûr.

    Et ça ne se force pas.

    Ça se ressent.

    Ce que les chats comprennent sans qu’on dise un mot

    Les chats vivent dans l’instant présent.

    Et c’est précisément pour ça qu’ils perçoivent avec autant de finesse.

    Ils ressentent nos intentions.
    Ils captent notre état intérieur.
    Ils s’ajustent à notre présence réelle, pas à nos mots.

    Jivago s’écoute.
    Kitchen fait confiance quand elle le peut.

    Ils ne réfléchissent pas comme nous.

    Ils vivent.

    Et dans cet espace-là, tout est clair.

    Et si leur intelligence était une invitation

    Une invitation à ralentir.
    À revenir ici.
    Maintenant.

    À sortir du mental pour revenir au ressenti.

    Peut-être que l’intelligence émotionnelle des chats n’est pas quelque chose à comprendre.

    Mais quelque chose à retrouver.

    Savoir s’écouter vraiment.
    Savoir demander quand c’est juste.
    Savoir être là, pleinement.

    C’est peut-être ça, la vraie intelligence.

    J’ai choisi d’y croire.

  • Quand un chat s’en va… et laisse une empreinte dans le vivant

    Quand un chat s’en va… et laisse une empreinte dans le vivant

    Mirabelle, ou l’amour qui ne s’éteint pas

    Le deuil animal est une épreuve profonde, souvent difficile à expliquer avec des mots. Quand on le traverse, ce n’est pas seulement un compagnon que l’on perd, c’est une présence, un lien, une part de notre quotidien.

    Mirabelle m’a quittée.

    Ma belle Maine Coon.
    Dix années de présence, de douceur, de regard profond…
    et puis, doucement, son corps a lâché.

    Une insuffisance rénale.

    Un mot presque froid pour décrire quelque chose d’infiniment vivant :
    un être qui s’éteint lentement… entouré d’amour.

    Ces derniers jours, je l’ai accompagnée autrement.

    Je ne me suis pas battue contre.
    Je ne me suis pas accrochée.
    J’ai choisi d’être là.

    Présente.
    Disponible.
    Dans l’instant.

    Elle ne mangeait presque plus.

    Tenait à peine debout.
    Mais elle était là.

    Et moi aussi.

    Accompagner la fin de vie… autrement

    À un moment donné, je suis allée chez le vétérinaire, qui a posé le diagnostic.

    Parce que, comme beaucoup, dans un deuil animal, je me suis posé la question :
    est-ce qu’il faut l’aider à partir ?

    Le vétérinaire m’a proposé l’euthanasie.

    C’était une possibilité.
    Une option.
    Une porte.

    Mais à cet instant-là…
    ni elle, ni moi, n’étions prêtes.

    Il n’y avait pas d’urgence violente.
    Pas de détresse extrême.

    Juste une fin de vie… lente… naturelle.

    Alors j’ai écouté.

    Pas avec ma tête.
    Avec mon cœur.

    Et j’ai choisi de la ramener à la maison.

    Être là, jusqu’au bout

    On a souvent peur de ces moments.

    Peur de la souffrance.
    Peur de mal faire.
    Peur de regretter.

    Mais ce que j’ai vécu avec Mirabelle m’a rappelé quelque chose d’essentiel :

    👉 accompagner, ce n’est pas retenir
    👉 aimer, ce n’est pas empêcher de partir quand le moment se présente.

    C’est offrir un espace sécurisant…
    où l’animal peut simplement être, jusqu’au bout.

    Elle est partie chez elle.
    Entourée.
    Dans une atmosphère douce.

    Et ça… ça change tout.

    Ce que les autres animaux savent déjà

    Ce qui m’a profondément touchée,
    c’est le comportement de mes autres chats.

    Ils sont venus.

    Pas tous.
    Mais certains, comme Saturne… ne m’ont pas quittée.

    Présence silencieuse.
    Regard doux.
    Corps contre le mien.

    Comme s’ils savaient.

    Comme s’ils accompagnaient eux aussi, à leur manière.

    Les animaux ont cette intelligence du cœur
    que nous avons parfois oubliée.

    Ils ne cherchent pas à comprendre.
    Ils ressentent.

    Et ils soutiennent.

    Le signe dans l’arbre

    Et puis… il y a eu ce moment.

    Après son départ, en me promenant,
    mon regard s’est posé sur un arbre.

    Et là…

    J’ai vu une forme.

    Un chat.

    Comme inscrit dans l’écorce.

    Certains diront que ce n’est rien.
    Une illusion.
    Un hasard.

    Et ils n’auraient pas tout à fait tort.

    Ce phénomène porte un nom : la paréidolie.
    C’est cette capacité naturelle du cerveau à reconnaître des formes familières — des visages, des animaux — dans ce qui, à l’origine, n’est qu’un jeu de textures, de lumière et d’ombres.

    C’est ce qui nous fait voir des visages dans les nuages…
    ou des silhouettes dans les murs.

    Entre le visible et l’invisible

    Mais parfois… ce n’est pas que ça.

    Parce que tout le monde ne voit pas la même chose.
    Et surtout… pas au même moment.

    Pourquoi un chat, ici ?
    Pourquoi maintenant ?

    Dans ces moments-là, je ne cherche plus à savoir si c’est “réel” ou non.

    Je ressens.

    Et ce que j’ai ressenti, c’est que même pendant ce deuil animal la relation ne s’efface pas :

    👉 le vivant communique
    👉 la présence ne disparaît pas
    👉 le lien continue, autrement

    L’arbre, enraciné dans la terre et ouvert vers le ciel…
    comme un passage.

    Et au milieu, cette empreinte.

    Comme un pont entre deux mondes.

    Ils ne partent pas vraiment

    Depuis, quelque chose est différent.

    Je suis triste, bien sûr.
    Mais apaisée aussi.

    Parce que je ne ressens pas un vide.

    Je ressens une présence différente.

    Plus subtile.
    Moins visible.
    Mais bien là.

    Mirabelle est dans :

    • le silence de la maison
    • la douceur des moments calmes
    • les regards de mes autres chats
    • et dans cette sensation d’amour… intacte

    Transmettre autrement

    Ce que m’a offert Mirabelle, dans son départ,
    c’est une leçon de vie.

    Ralentir.
    Ressentir.
    Être là.

    Ne pas lutter contre ce qui est…
    mais l’accompagner avec conscience.

    C’est exactement ce que les animaux nous enseignent,
    si nous acceptons de les écouter.

    Et si c’était ça, le lien ?

    Mirabelle est son papa

    Pas quelque chose que l’on possède.
    Pas quelque chose que l’on perd.

    Mais quelque chose que l’on traverse.

    Un lien vivant.
    En mouvement.
    Qui change de forme…
    mais qui ne disparaît jamais.

    Mirabelle m’a quittée.
    Mais elle ne m’a pas laissée.

    Et dans le creux d’un arbre…
    elle me l’a doucement rappelé.

    J’ai choisi d’y croire. 💛

  • 🌿 Et si, à 53 ans, je commençais enfin à vivre selon ma nature ?

    🌿 Et si, à 53 ans, je commençais enfin à vivre selon ma nature ?

    Il y a quelques jours, pour mon anniversaire, ma belle-mère m’a offert un petit livre : La Philosophie féline de John Gray.

    Un livre simple, presque léger… et pourtant profondément dérangeant.

    Parce qu’il met en lumière une évidence que je n’avais jamais vraiment regardée en face : le chat, lui, vit selon sa nature.

    Il ne cherche pas à plaire.
    Il ne cherche pas à répondre aux attentes.
    Il ne se demande pas s’il dérange.

    Il est. Simplement.

    Vivre selon sa nature : une évidence oubliée

    Tranquille bébé

    Et moi ?

    Moi, je réalise aujourd’hui que pendant 53 ans… je n’ai pas vraiment vécu pour moi.

    J’ai vécu pour faire plaisir.

    Faire plaisir à mon père ou à ma mère.
    Faire plaisir aux autres.
    Répondre aux attentes, visibles ou invisibles.

    Même mes choix de vie importants ont été teintés de ça.

    La mairie…
    La maison en Normandie…

    Autant de décisions prises, au fond, pour ne pas décevoir.

    Ce que ma minette m’enseigne aujourd’hui

    Et puis, en ce moment, il y a elle.

    Ma minette.

    Je l’accompagne doucement vers la fin de sa vie.

    Je veille.
    Je ralentis.
    Je ressens.

    Et dans ce silence, quelque chose devient évident.

    Le chat ne triche pas avec la vie.

    Il ne vit pas pour faire plaisir.

    Il vit pleinement ce qu’il est, jusqu’au bout.

    Alors je me suis posé une question simple, mais vertigineuse :

    Et moi… quelle est ma nature ?

    Ma nature, ce n’est pas de courir partout.
    Ce n’est pas d’accumuler les projets.
    Ce n’est pas de répondre aux attentes des autres.

    Ma nature, elle est beaucoup plus simple que ça.

    Observer.
    Ressentir.
    Être dans la nature.
    Écouter le vivant.

    Et puis il y a une autre chose que j’ai comprise en observant les chats.

    Quand un chat se couche sur un fauteuil, ce n’est pas pour prendre la place de quelqu’un.

    Ce n’est pas pour déranger.
    Ce n’est pas pour dominer.

    Il ne se dit pas : “Je vais me mettre là parce que c’est mieux et que les autres ne pourront pas s’y mettre.”

    Il se met là… parce que c’est confortable.

    Parce que c’est juste bien pour lui, à cet instant.

    Il ne se compare pas.
    Il ne se justifie pas.
    Il ne se positionne pas par rapport aux autres.

    Il est. Simplement.

    Tranquille le bien nommé

    Et c’est peut-être là, la plus grande leçon.

    Vivre selon sa nature, ce n’est pas prendre la place de quelqu’un d’autre. Ce n’est pas s’imposer.

    C’est juste… se choisir, sans lutter.

    Et je réalise aujourd’hui que, pendant longtemps, j’ai cru que choisir pour moi, c’était forcément enlever quelque chose à quelqu’un d’autre.

    Alors que non.

    Un chat ne vole la place de personne.

    Il choisit juste l’endroit où il est bien.

    Et si, moi aussi, je pouvais simplement choisir ce qui est juste pour moi… sans culpabilité, sans justification, sans avoir besoin que ce soit validé ?

    Et je me suis rendu compte de quelque chose d’encore plus

    troublant :

    Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait aller ailleurs.

    Trouver une nature “plus belle”, “plus forte”, “plus vibrante”.

    Mais en réalité… ici aussi, c’est vivant.

    Le matin, il y a un pic qui tape contre un arbre.

    Il y a des oiseaux que je n’avais jamais vraiment écoutés.
    Des couleurs que je ne prenais pas le temps de voir.
    Des paysages que je traversais sans m’y arrêter.

    Ce n’est pas que la nature est plus belle ailleurs.

    C’est que je n’étais pas vraiment là.

    Aujourd’hui, quelque chose change.

    Je ne ressens plus ce besoin de partir.
    Je ne ressens plus ce besoin de prouver.
    Je ne ressens plus ce besoin de faire plaisir.

    Je ressens autre chose.

    Quelque chose de plus calme.
    De plus juste.

    L’envie de vivre… enfin… selon ma nature.

    Peut-être que cela passera par vendre cette maison en Normandie.
    Peut-être que cela passera par dire non là où, avant, je disais oui.

    Peut-être que cela passera simplement par rester ici… et regarder vraiment.

    Comme le chat.

    Parce qu’au fond, la vraie question n’est pas :

    “Qu’est-ce que je dois faire ?”

    Mais plutôt :

    “Qu’est-ce qui est juste pour moi ?”

    Et si vivre, finalement… c’était simplement arrêter de se trahir ?

    Aujourd’hui, à 53 ans, je n’ai pas l’impression d’arriver trop tard.

    J’ai plutôt l’impression d’arriver enfin.

    J’ai choisi d’y croire.


  • Quand un chiot malvoyant nous montre le chemin

    Quand un chiot malvoyant nous montre le chemin

    La sagesse du vivant à travers les animaux se révèle souvent dans des moments très simples du quotidien.
    Ce jour-là, lors d’un atelier de métamorphose somato-émotionnelle que j’animais, c’est mon jeune chien malvoyant Asher qui nous a rappelé combien les animaux peuvent devenir de véritables messagers du vivant.

    Parfois, lorsque l’on accompagne des humains, on croit que c’est nous qui guidons.

    Et puis un animal arrive…
    et nous rappelle que le vivant sait très bien montrer le chemin.

    C’est exactement ce qui s’est passé lors d’un atelier de métamorphose somato-émotionnelle que j’animais.

    Un moment d’hésitation

    La matinée s’était bien déroulée, mais je sentais que le programme de l’après-midi était un peu court.

    Je réfléchissais intérieurement :
    Qu’allons-nous faire ensuite ?

    Comme souvent dans ces moments-là, j’ai choisi de me reconnecter au vivant.

    J’ai proposé aux participantes de sortir dans la nature, de marcher un peu, de respirer et de se relier aux arbres.

    Car la nature a cette capacité extraordinaire :
    elle apaise le mental et remet doucement les choses à leur juste place.

    Mais je ne savais pas encore exactement ce que nous allions faire après.

    L’intervention d’Asher

    C’est alors qu’Asher, mon jeune chien double merle malvoyant, est revenu vers nous.

    Tout fier.

    Dans sa gueule, il tenait…
    un bois de chevreuil qu’il venait de trouver.

    Il s’approchait de moi avec cette joie immense qui le caractérise, comme s’il venait de découvrir un trésor.

    Et à cet instant précis, j’ai compris.

    La nature venait de me donner la réponse.

    Une idée qui naît du vivant

    J’ai alors proposé aux participantes une expérience très simple :

    partir marcher dans les bois et laisser le vivant nous parler.

    Chaque personne devait trouver un signe indicatif de la nature :

    • une plume
    • une branche
    • une pierre
    • une feuille particulière
    • un objet laissé par un animal
    • ou tout simplement quelque chose qui attirait son regard.

    Ensuite, nous prendrions le temps de partager ce que cet objet évoquait pour chacune.

    Ce fut une balade simple.

    Mais profondément touchante.

    Quand la nature devient miroir

    Les participantes ont trouvé des choses très différentes.

    Certaines ont ramassé des feuilles abîmées qui leur rappelaient leurs propres blessures.

    D’autres ont trouvé des branches solides, symbole de leur capacité à tenir debout malgré les épreuves.

    Une personne a découvert une plume, qui lui évoquait la légèreté qu’elle cherchait à retrouver dans sa vie.

    Et ce bois de chevreuil apporté par Asher…

    il représentait pour plusieurs d’entre nous la force du vivant qui se renouvelle.

    Car un bois de chevreuil tombe…
    et repousse chaque année.

    Comme nous.

    La sagesse inattendue d’un chien malvoyant

    Ce qui me touche toujours avec Asher, c’est qu’il ne voit pas bien.

    Et pourtant, il avance dans la vie avec une joie incroyable.

    Il court, il joue, il explore, il se cogne parfois… mais il se relève aussitôt.

    Et ce jour-là, c’est lui qui a apporté la clé de l’atelier.

    Comme s’il nous rappelait quelque chose de très simple :

    la nature sait exactement quoi nous offrir…
    si nous savons rester ouverts.

    Merci Asher

    Ce bois de chevreuil trouvé par un chiot malvoyant a transformé un moment d’hésitation en une expérience profondément émouvante pour tout le groupe.

    Ce jour-là encore, les animaux ont été des messagers.

    Ils ne parlent pas avec des mots.

    Mais ils nous guident, à leur manière.

    Alors merci Asher.
    Et merci à la sagesse de la Nature.

    J’ai choisi d’y croire.

  • Quand la visualisation guide le cheval

    Quand la visualisation guide le cheval

    Quand l’intention devient un langage

    La visualisation avec les animaux est une expérience étonnante que beaucoup de personnes vivent sans toujours mettre de mots dessus. Les animaux sont extrêmement sensibles à nos intentions et à notre état intérieur. Avec les chevaux en particulier, cette communication silencieuse peut devenir très claire. Il m’est arrivé récemment une expérience simple, mais très parlante, en conduisant mon cheval vers un nouveau pré.


    Un petit kilomètre à faire à pied, tranquillement, entre deux parcelles.

    Je le conduis toujours de la même manière :
    une simple corde autour de l’encolure.
    Il n’a jamais eu de licol.

    Avec lui, la relation a toujours été basée sur la confiance et la présence.

    Mais ce jour-là, dès le départ, il avait surtout une envie :
    manger de l’herbe.

    Et les chevaux peuvent être très déterminés quand ils ont une idée en tête.

    Il ralentissait, tirait un peu vers les bas-côtés, essayait de grappiller quelques bouchées. Rien de dramatique, mais je sentais qu’il n’était pas vraiment avec moi.

    Alors je me suis arrêtée intérieurement.

    Et j’ai changé quelque chose.

    Visualiser la destination

    Au lieu de lutter contre son envie de brouter, j’ai simplement fermé un instant les yeux dans mon esprit et j’ai visualisé le pré vers lequel je voulais l’amener.

    Je l’ai vu clairement.

    Le portail.
    L’herbe.
    L’endroit où il allait arriver.

    Je me suis mise à marcher en gardant cette image très précise dans ma tête.

    Et là, quelque chose s’est passé.

    Mon cheval s’est mis à me suivre docilement, presque naturellement.

    Comme s’il savait exactement où nous allions.

    Le reste du trajet s’est déroulé dans une fluidité presque surprenante.

    Un moment simple… mais profondément magique.

    Les chevaux lisent ce que nous portons en nous

    Les chevaux sont des animaux extrêmement sensibles.

    Ils perçoivent nos intentions, nos tensions, nos hésitations.

    Ils ne répondent pas seulement à nos gestes ou à notre voix.

    Ils répondent aussi à notre état intérieur.

    Quand notre esprit est flou, notre énergie l’est aussi.

    Et l’animal ne sait plus vraiment où se placer.

    Mais quand l’intention devient claire, alignée et calme… tout change.

    La visualisation : une technique utilisée aussi par les champions

    Cette capacité de visualisation n’est pas seulement intuitive.

    Elle est utilisée dans de nombreux domaines, notamment dans le sport de haut niveau.

    Le cavalier de Jappeloup, Pierre Durand, explique dans son livre qu’il utilisait la visualisation mentale pour préparer ses parcours avant les concours.

    Il imaginait chaque obstacle, chaque foulée, chaque trajectoire.

    Le cerveau ne fait pas toujours la différence entre une action vécue et une action intensément imaginée.

    La visualisation prépare donc le corps, l’esprit… et parfois même l’environnement.

    Avec les chevaux, cette pratique prend encore une autre dimension.

    Parce qu’ils captent immédiatement ce que nous portons intérieurement.

    Une clé qui fonctionne pour beaucoup de choses

    Ce petit moment avec mon cheval m’a rappelé une chose essentielle :

    Quand notre intention est claire, le chemin devient souvent plus simple.

    Nous passons notre temps à vouloir contrôler les choses.

    Alors qu’il suffit parfois de voir intérieurement où l’on veut aller.

    Et d’avancer avec cette image.

    Les animaux nous rappellent souvent cette vérité simple :
    le monde répond moins à nos efforts qu’à notre alignement intérieur.

    Hier, mon cheval ne répondait pas à une contrainte.

    Il répondait simplement à une direction.

    Et cette direction existait d’abord dans mon esprit.

    J’ai choisi d’y croire.

    Les chevaux ressentent bien plus que nos gestes : ils perçoivent notre état intérieur.

  • Le plaisir secret de se lever avant le soleil

    Le plaisir secret de se lever avant le soleil

    Lever de soleil à la maison

    Lever du soleil à la maison

    Il existe un moment suspendu que beaucoup ignorent, un instant fragile coincé entre la nuit et le jour, entre le rêve et l’action. C’est ce moment précis où l’on est encore au lit, bien au chaud, lové dans la douceur des couvertures, alors que dehors le monde dort encore. Et là, commence une bataille silencieuse. Une bataille intérieure, douce mais réelle : rester dans le confort ou répondre à l’appel du jour naissant pour assister au lever du soleil.

    Le corps, lui, n’a aucune envie de bouger. Il savoure la chaleur, la sécurité, l’immobilité. L’esprit, en revanche, murmure autre chose. Il rappelle les promesses qu’on s’est faites, les élans qu’on veut honorer, la vie qu’on souhaite embrasser pleinement. Ce tiraillement, nous le connaissons tous. C’est le dialogue entre l’instant présent rassurant et le mouvement vers l’inconnu.

    Alors on commence par s’étirer.

    Comme les chats.

    Ce geste instinctif, ancestral, presque sacré. Les bras s’allongent, le dos s’arque, les muscles se réveillent un à un. Ce n’est pas qu’un étirement physique : c’est une circulation d’énergie, une remise en route du vivant en soi. Les chats ne s’étirent jamais par hasard. Ils réactivent leur corps, ils réhabitent leur présence. Nous pouvons faire pareil. À cet instant précis, nous ne sommes plus dans l’effort : nous sommes dans l’éveil.

    Puis vient le moment décisif. Les pieds touchent le sol. Le froid léger sur la peau nous rappelle que la nuit est encore là. Et pourtant… quelque chose a déjà changé. Parce que se lever avant le soleil, ce n’est pas seulement quitter son lit. C’est choisir d’entrer dans le monde avant qu’il ne s’agite.

    Quand on sort enfin, le spectacle est toujours le même et toujours nouveau.

    Le silence.

    Un silence vivant, vibrant, qui n’existe qu’à cette heure-là. Pas le silence vide, mais celui qui respire. Et dans ce silence, les premiers chants d’oiseaux apparaissent, timides puis affirmés, comme une orchestration invisible qui s’accorde doucement. Aucun concert ne reproduira jamais cette pureté-là. Aucun haut-parleur ne saura imiter cette sincérité.

    Puis la lumière arrive.

    Lever de soleil en allant au Pérou vu d’ avion

    Pas d’un coup. Lentement. Elle effleure l’horizon, colore le ciel, révèle les formes. Les contours des arbres se dessinent, l’air change de texture, la nuit se retire sans bruit. Assister à un lever de soleil, ce n’est pas regarder un phénomène naturel. C’est être témoin d’une renaissance quotidienne. Et ce privilège appartient à ceux qui acceptent de quitter leur cocon quelques minutes plus tôt.

    Le paradoxe est magnifique : ce qu’on redoutait quelques instants plus tôt devient ce qu’on savoure le plus. Le confort qu’on refusait de quitter est remplacé par un bien-être bien plus vaste. Un bien-être qui ne vient pas d’un matelas, mais d’une sensation profonde d’alignement. Comme si, pendant quelques minutes, on marchait au même rythme que la vie elle-même.

    Le plaisir n’était pas dans le lit.

    Il était après.

    Il était dans ce premier pas hors de la chaleur. Dans ce choix minuscule mais puissant. Dans ce courage discret de répondre à l’appel du jour. Parce qu’en réalité, se lever avant le soleil n’est pas une contrainte. C’est un passage. Un portail invisible entre l’inertie et l’élan, entre l’attente et l’expérience.

    Et ceux qui y goûtent une fois découvrent un secret simple : les plus belles récompenses de la vie arrivent souvent juste après l’instant où l’on a hésité.

    J’ai choisi d’y croire.