
Aujourd’hui, il m’est arrivé quelque chose de particulier.
De ces moments simples en apparence, mais qui laissent une trace douce et profonde.
Ce matin-là, un ami m’a téléphoné.
Il avait trois personnes en lice pour un poste à pourvoir, sous sa responsabilité. Deux CV reçus, et une troisième personne venue se présenter directement.
Il m’a demandé si je pouvais l’aider avec mon pendule. Ou plutôt… demander l’avis de mon pendule.
J’ai accepté, en précisant – comme je le fais toujours – que ce n’est pas une science exacte.
Ce n’est ni une vérité absolue, ni une décision à suivre aveuglément.
C’est un outil, rien de plus. Un support pour écouter autrement, pour mettre de la clarté là où l’esprit hésite.
Dans l’après-midi, j’ai pris le temps.
J’ai posé les questions plusieurs fois, calmement, sans attente particulière.
Un nom est ressorti.
Je lui ai envoyé un message, avec beaucoup de prudence :
« J’espère que tu es d’accord avec ce que je te propose, même si ce n’est pas une science exacte. »
Sa réponse m’a touchée.
Il m’a dit qu’il était très content, parce que c’était précisément la personne vers laquelle son intuition l’amenait.
Sans me l’avoir dit auparavant.
Il m’a confié que quelque chose en lui lui soufflait que c’était la bonne personne, et que peut-être… il fallait croire au destin.
Je lui ai répondu simplement :
qu’il devait surtout faire confiance à son intuition.
Que le pendule n’avait fait qu’accompagner un ressenti déjà là.
Et puis, le soir…
En rentrant d’une réunion, juste en bas de chez moi, deux biches magnifiques se tenaient là. Grandes, élégantes, paisibles.
Elles se sont un peu éloignées quand je suis arrivée. Je me suis arrêtée.
Je les ai regardées.
J’ai ouvert la vitre.
Je suis restée immobile.
Et alors quelque chose d’extraordinaire s’est produit : elles se sont remises à manger, tranquillement.
Sans peur. Sans tension.
Comme si ma présence ne les dérangeait pas.
Je suis restée là un moment, à les observer, dans ce silence suspendu.
Elles étaient calmes. J’étais calme.
Et tout était à sa place.
Je ne crois pas aux coïncidences anodines.
Je crois aux résonances.
Ce jour-là m’a rappelé quelque chose d’essentiel :
lorsque l’on écoute avec justesse, sans vouloir contrôler, sans chercher à avoir raison…
le vivant répond.
Le pendule n’est pas une réponse en soi.
Il ne décide pas à notre place.
Mais parfois, il aide à entendre ce que l’on sait déjà, au fond.
Et parfois, la vie vient doucement confirmer que l’on est sur le bon chemin. Au détour d’un crépuscule.
Sous la forme de deux biches paisibles et j’ai choisi d’y croire.
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